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Apparition de points et de surfaces de corrosion sur les instruments de cuivre en laiton (MS 72)
Par Karl Hachenberg
Selon une définition de la DIN 50900, on entend par corrosion «une transformation involontaire d’un matériau à partir de sa surface par des agressions chimiques ou électrochimiques. Tout le monde connaît l’effet destructeur de la corrosion du fer que l’on appelle aussi rouille. Il est peut-être moins connu que d’autres métaux ou alliages subissent des corrosions semblables. Ceci est particulièrement vrai pour la corrosion du laiton que l’on nomme également la «dézinquification».
Cette «dézinquification» se produit généralement lors de la formation d’«éléments locaux» sur la surface métallique qui provoque une dissolution de la texture de l’alliage. Les conditions qui provoquent une «dézinquification» exigent toutefois de l’humidité qui agit comme électrolyte. La corrosion dissout et extrait le zinc de mauvaise qualité de l’alliage. A l’endroit où a eu lieu la corrosion, il reste une masse de cuivre plus ou moins poreuse. L’endroit touché présente généralement la couleur rougeâtre typique du cuivre.
Avec les instruments de cuivre en laiton jaune (MS 72), l’apparition des taches de corrosion se manifeste par des points ou des taches rouges isolés qui peuvent avoir jusqu’à 5mm de diamètre. Ces taches apparaissent le plus souvent aux endroits de l’instrument qui sont humidifiés par l’usage, par exemple la branche d’embouchure, la coulisse d’accord, etc. Bien des souffleurs et très certainement tous les facteurs d’instruments connaissent ces symptômes de corrosion. Les causes de ces défauts sont toutefois définies de façon extraordinairement variée. Voici les explications les plus fréquentes que l’on entend:
- La salive du souffleur est trop agressive.
- Les soins de l’instrument n’ont pas été suffisants.
- L’acide gastrique est entré dans l’instrument.
- Les alliages ne sont plus aussi bons que dans le temps.
- Le laquage empêche le métal de respirer.
- La dilatation hydraulique des tubes de laiton provoque des pores dans le matériau.
De par mon métier, je fais constamment des recherches de laboratoire sur les cas de corrosion. Comme je possède une collection privée d’instruments de cuivre et que de tels problèmes de corrosion s’y retrouvent constamment, j’ai tout naturellement décidé d’analyser ce problème avec une attention professionnelle. Au cours de ces dernières années, j’ai étudié une grande quantité d’éléments d’instruments tachés ou non de points rouges en les observant et en les analysant au microscope. Voyez à ce sujet les illustrations 1 à 4. De plus, j’ai analysé au maximum les points de corrosion sensibles pendant l’emploi des instruments.
Brass Bulletin 54, / 1986 pages 99–102
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