Trompette en Ut
de Hanns Hainlein, Nuremberg 1632, collection du Stadtmuseum de Munich, musée des instruments de musique
- Métal oxydé et endommagé. Détériorations à la suite de réparations inopportunes. Intérieur du pavillon brisé, bouché avec de l'étain. Parties du tube mal assemblées.
- Démontage complet et nettoyage chimique.
- Élimination complète des détériorations résultant des réparations. Rétablissement de la facture originale. Adjonction de la cale de bois et du cordon.
- Intérieur du pavillon après élimination de la couche d'étain.
- Correction optique et fixation à l'aide d'une colle réversible et unicolore.
Des musées de l'ensemble de la République fédérale lui ont confié la restauration de nombreux instruments jusqu'ici irréparables. Les exemples photographiques montrent un petit échantillon de son travail.
Trompe de chasse en Ut
de Cretien à Paris 2e moitié du XVIIe siècle, collection du Bayerisches Nationalmuseum de Munich
- État à la prise en charge : Laiton recouvert en partie d'une couche de graisse polymérisée, au-dessous peintures métalliques de laiton et reste de la surface brun foncé par oxydation. Bosselures et déchirures ouvertes. Enroulement du corps apparaissant de profil déformé en huit. Par endroit, compression du tube sur la moitié du diamètre. Absence de soudure originale, détériorations à la suite de réparations inopportunes. Injouable.
- Après la restauration : Élimination de la couche, nettoyage extérieur et conservation chimiques de l'instrument. Démontage du corps, redressement minutieux et selon l'état du métal, selon différentes méthodes. Réassemblage de l'instrument au moyen de soudures d'étain. Adjonction de tubes de liaison nécessaires aux ruptures. Comblement minutieux et retouche des déchirures.
Selon les prescriptions légales des artisans allemands, l'examen de maîtrise était aussi nécessaire à Madame Menzel pour pouvoir exercer une activité indépendante.
Elle construisit un Wagnertuba qui manquait dans la collection exposée au Deutsches Museum. Tout en étant la première femme à passer l'examen dans cette profession, elle obtint des distinctions récompensant le meilleur résultat de l'année de la part de la Chambre de l'Artisanat de Haute Bavière à Munich et de la Fondation pour l'Encouragement des jeunes Talents à Bonn.
Ophicléide en Ut
2e moitié du XIXe siècle, collection du Bayerisches Armeemuseum d'Ingolstadt
- État à la prise en charge : Laiton brun-vert, oxydation profonde. Déformation importante. Corps presque fractionné à trois endroits (cf. détail sous III). Nombreuses déchirures du métal. Absence de diverses parties constitutives du mécanisme des clefs. Embouchure manquante. Injouable.
- Après la restauration : Nettoyage chimique selon un procédé spécial et double conservation du laiton à l'intérieur et à l'extérieur. Redressement de toutes les parties. Consolidation de l'assemblage du corps, comblement des déchirures. Adjonction des pièces manquantes d'après des originaux existant ou par comparaison avec des copies conformes d'instruments historiques. L'instrument est jouable et possède une bonne émission.
- Détail de l'image 1.
Attirée en Allemagne du nord par des motifs privés, elle se consacra ensuite de nouveau à son premier atelier personnel avec une grande attirance, un esprit d'initiative et une sérieuse conviction pour le travail complexe de la restauration.
Cor de poste en Mib
de J. F. Glass à Berlin 1873–1886 collection Nienburg
- État à la prise en charge : Déformation particulièrement importante, compression du diamètre du tube pour la plus grande partie jusqu'à 1–2 mm. Oxydation, fuites, déchirures, détériorations résultant de réparations inopportunes.
- Démontage
- Le pavillon après un patient travail de redressement sous le contrôle et la contrainte de la progression métrique. En raison de l'altération du métal, le débosselage est effectué au 1/10 mm.
- Le cor après la restauration. Nettoyage chimique, conservation, correction optique, élimination des fuites. Son émission est particulièrement aisée et on va le faire entendre au musée dans des compositions de l'époque.
Comme on trouve davantage dans une métropole culturelle telle que Munich le contact, nécessaire dans ce métier, avec les collections d'instruments de musique et leurs collaborateurs scientifiques, les instituts de recherche, les musiciens, les facteurs d'instruments et les spécialistes, Madame Menzel se réjouit maintenant particulièrement de pouvoir reprendre et continuer intensivement la restauration des instruments de cuivre historiques dans son nouvel atelier agrandi et rénové.
Instruments de musique restaurés
à l'occasion de l'ouverture du Stadtmuseum d'Ingolstadt dans le Kavalier Hepp – 1981, leurs propriétés sonores ont été présentées lors d'un petit concert de gala.
Voici la collection des cuivres et des tambours qui sont d'un grand intérêt pour l'histoire du développement des instruments et celle de la ville.
Après la restauration, tous les instruments sont de nouveau jouables.
Par la même occasion, on présenta pour la première fois en public la première trompette en boîte datée 1730 de Adam Buchswinder.