Le tuba, benjamin de la famille des cuivres
Par Emilie Mende
L'article « Le Tuba en France », de Lelong et Couttet, dans BRASS BULLETIN 13/76, nous a inspiré l'envie d'entreprendre des recherches supplémentaires à ce sujet. Ceci a donné lieu aux lignes suivantes, qui doivent être lues comme des « fioritures » sur l'article susmentionné.
Il ne nous est parvenu quasiment aucune connaissance au sujet des instruments de cuivre, à partir de l'époque de la migration des peuples (IVe, jusqu'à la fin du VIe siècle). Le Moyen Âge lui-même était déjà bien avancé (IXe s.) avant que des illustrations ne nous montrent de tels instruments. Le tuba romain, la buccine et le cornu avaient disparu au cours des siècles de l'Âge des Ténèbres. Les instruments à vent que nous trouvons sur les illustrations des IXe et Xe siècles appartiennent à deux familles : la famille des cors (diverses sortes de cors d'appel) et la famille des trompettes (d'abord la busine, ensuite les trompettes droites, puis celles en forme de S).
Au XIVe siècle, un nouveau genre d'instrument se joignit au groupe, le cornet à bouquin, qui allait prendre une grande importance. Nous en arrivons maintenant à l'époque où les instruments à vent n'étaient plus de simples instruments de signalisation, mais étaient devenus des instruments d'art musical. Pour la première fois, les instruments à déchant aigu ne suffisaient plus, il fallait rechercher des sonorités plus graves. D'où l’invention du serpent, au XVIe siècle : une basse du cornet à bouquin coudée comme un serpent, afin de faciliter l’accès aux trous pour y mettre les doigts (image 1).
Lire la suite
Accédez à l’intégralité des archives numérisées de Brass Bulletin • CHF 5.– / mois · sans engagement