Brass Bulletin 37, I / 1982 page 4–6 · 4 min. de lecture

Editorial

Face à l'industrialisation de la musique, Jean-Pierre Mathez défend un retour à des communautés musicales locales où créateurs, interprètes et publics retrouvent une identité commune.
Editorial

Editorial inspiré par quelques idées développées par Alvin Toffler dans son livre intitulé La Troisième Vague (Paris, Ed. Denoël, 1980).

On ne peut pas exercer un métier artistique sans chercher à sentir les courants d'évolution des différents modes d'expression de nos sociétés. Les musiciens qui exercent leur métier dans les secteurs des variétés ou de la musique commerciale connaissent cette nécessité d'adaptation vitale pour eux. Dans le secteur dit «classique», ces courants n'étant pas confirmés par une adhésion populaire (qui représente la clientèle potentielle du marché de la musique), le musicien et les institutions dans lesquelles il exerce son métier peuvent à leur gré refuser ou résister passivement aux courants lancés par la petite minorité des créateurs (compositeurs) contemporains. C'est là probablement l'une des causes fondamentales de la difficulté de communication entre musiciens et compositeurs «classiques» savants.

Une autre question surgit ici: où nous (les interprètes) mène-t-on? Quel est le sens du discours musical des compositeurs actuels? Quelles sont les interactions entre l'«esthétique» et le «message» qui traduisent la pensée du compositeur et la «formule» ou le «code» de langage choisi?

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