Brass Bulletin 17, I / 1977 (page 3–) · 1 min. de lecture
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Editorial

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En tant que musiciens instrumentistes, les cuivres sont contraints d’entretenir l’exercice académique de leur art avec constance et régularité. C’est, semble-t-il, la condition fondamentale si l’on veut se maintenir dans la vie musicale professionnelle.

Quant aux nombreux cuivres enseignants qui transmettent la « tradition académique », ils semblent (devoir) se satisfaire du rôle d’intermédiaires qui leur est dévolu.

Malgré ces obligations et la routine qu’elles amènent avec elles, l’essentiel est de garder le contact avec les divers mouvements de la pensée et de l’exécution musicales contemporaines. Ces mouvements se développent d’une façon souvent imprévue, imprévisible, obligeant à rester ouverts et attentifs.

Dans une civilisation, l’art musical est un des langages les plus profonds de la communication entre les êtres humains. Une partie de ce langage doit rester expérimental — engagé entre l’évolution du passé et l’inconnue de l’avenir — et nous devons tolérer cette ouverture, même — et surtout — si elle nous révèle des inquiétudes (personnelles ou collectives) ou si elle est inquiétante. C’est là le prix de notre lucidité.

C’est dans cette optique que l’analyse de Vinko Globokar (page 47) révèle le travail passionnant et vital que nous devons entreprendre, nous musiciens de cuivre — si nous voulons continuer à assumer une place dans l’instrumentation de la musique des générations futures.

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