Proposez Brass Bulletin dans votre université, conservatoire ou bibliothèque Découvrez l’accès institutionnel

15 min. de lecture

Les fondateurs de l'école française de trompette

Merri Franquin, Eugène Foveau et Raymond Sabarich

Franquin, Foveau et Sabarich se dessinent à travers leurs carrières parisiennes, leur enseignement, leurs disques et l’école française de trompette.
Les fondateurs de l'école française de trompette

Eugène Foveau, Merri Franquin, Raymond Sabarich

Merri Franquin (1848-1934)

On ne rend pas suffisamment justice à «Papa Franquin», comme l'appelaient ses élèves. Il était né en 1848 à Lançon, petite ville des Bouches-du-Rhône. À 15 ans il déniche un cornet à pistons sous les combles de la maison paternelle : il a trouvé sa voie.

Il travaille seul pendant quatre ans. Un chef d’orchestre de passage à Lançon l'entend et lui conseille de se rendre à Marseille. C'est ainsi qu'en 1867 il est engagé comme cornettiste au Casino Municipal de Marseille. Il occupe ensuite le pupitre de soliste au Palais Lyrique et au Théâtre Chave de cette même ville, et ce jusqu'en 1870, date à laquelle il est incorporé en qualité de bugle solo à la Musique de la Garde Nationale de Marseille. Il y restera jusqu'à l'âge de 24 ans.

Merri Franquin (env. 1920)(Coll. M. Laplace)

Merri Franquin (env. 1920)
(Coll. M. Laplace)

Puis il monte à Paris et, malgré certaines difficultés, se présente au Conservatoire le 7 mai 1872. Il y est aussitôt reçu dans la classe de cornet de Jean-Baptiste Arban. En 1873 le concours comporte l'Air suisse de Böhm arrangé par Arban et les lauréats sont Silvestre (1er prix), H. Senée (1er prix), Culenaere (2e prix) et Jaussaud (2e accessit). À cette époque, on n'entrait pas au Conservatoire de Paris pour en ressortir l'année suivante avec son prix, mais la tradition voulait que l'apprentissage sous la direction du maître dure assez longtemps.

CulenaereDirecteur de l'École Nationale de musique de Douai.1er prix de Cornet à Paris.

Culenaere
Directeur de l'École Nationale de musique de Douai.
1er prix de Cornet à Paris.

En 1874 le concours impose le 2e solo d'Arban et les lauréats sont Ed. Lachanaud (1er prix), Leroux et Siméon (2e prix), Jaussaud (1er accessit) et... Merri Franquin (2e accessit). En 1875 Arban démissionne et son ami J. H. Maury (ex-corniste devenu cornettiste) lui succède ; il pressent les dons de Merri Franquin, le gratifie de son estime (il lui dédie un solo) et prend en mains sa formation.

Voici les résultats des concours des années suivantes :

1875, 1er solo de Maury : Jaussaud (1er prix), Galipeau (2e prix), Franquin (1er accessit), Dervaux (2e accessit)

1876, 2e solo de Maury : Léon Galipeau (1er prix), Franquin (2e prix), Jouchoux (1er accessit), Philippe (2e accessit)

1877, 3e solo de Maury : Merri Franquin (1er prix), Durietz (2e prix), Naninck (2e accessit).

Merri Franquin ne se borne pas à étudier le cornet, mais suit aussi les cours de solfège de Paul Rougnon et complète sa formation musicale sous la direction de Théodore Dubois, qui lui donne ses premières leçons d'harmonie.

Sa carrière proprement dite commence assez tard, alors qu'il est âgé de 28 ans (que l'on songe à la précocité de Foveau) : il est successivement premier soliste des Concerts Pasdeloup (de 1876 à 1892), trompette solo des Concerts Colonne (de 1884 à 1892), premier trompette solo du théâtre national de l'Opéra (de 1880 à 1901) et trompette solo de la Société des Concerts du Conservatoire (de 1892 à 1901). De 1899 à 1901 il fait également partie de l'orchestre des Grands Oratorios de Saint-Eustache, où, fait rarissime à son époque, il se produit plusieurs fois en soliste.

Lire la suite

Accédez à l’intégralité de l’édition numérique.

Brass Bulletin 29, I / 1980 pages 67–80

Tout le contenu est protégé par le droit d’auteur © Brass Bulletin 1980–2026

Partager cet article

Facebook LinkedIn
Chargement…

Questions et réponses

Comment fonctionne l’édition numérique

Que contient l’édition numérique ?

L’édition numérique rassemble les articles déjà numérisés sous forme de textes consultables et interrogeables en ligne — et non simplement de scans ou de fichiers PDF — avec leurs illustrations originales, leurs notes, leurs auteurs, les informations sur leur numéro et les traductions disponibles. Les suggestions d’articles connexes comprennent actuellement uniquement ces contenus numérisés.

Les articles numériques sont-ils identiques aux originaux ?

Nous préservons aussi fidèlement que possible le texte original, la langue, les illustrations, les légendes, les notes et le contexte éditorial. La présentation est adaptée à une lecture confortable en ligne, et les erreurs manifestes de transcription ou de numérisation peuvent être corrigées. Le contenu et le caractère de l’article publié restent inchangés.

Quelles langues sont disponibles ?

Brass Bulletin a été publié en anglais, en français et en allemand tout au long de son histoire. Les traductions italiennes et espagnoles ont été ajoutées à partir du numéro 60.

Sur les sites italien et espagnol, les articles des numéros 1 à 59 sont donc affichés en anglais par défaut.

À quelle fréquence de nouveaux articles sont-ils ajoutés ?

De nouveaux articles sont ajoutés presque chaque jour, à raison d’environ un numéro complet numérisé par semaine. Le rythme peut varier en fonction du travail de préparation, de traitement des images et de vérification éditoriale nécessaire.

Pourquoi tous les articles ne sont-ils pas disponibles en ligne ?

La collection complète de Brass Bulletin comprend 1’246 articles publiés entre 1971 et 2003. L’index complet est déjà disponible en ligne et permet de découvrir tous les articles de la collection, y compris ceux dont le texte intégral n’a pas encore été numérisé.

La numérisation a commencé en février 2026. Chaque article est soigneusement préparé pour la lecture en ligne, vérifié et relié à son numéro, à ses auteurs, à ses sujets et à ses illustrations. Au rythme actuel de numérisation, l’intégralité de la collection devrait être disponible en ligne d’ici février 2028.

Pourquoi certaines références mentionnent-elles des articles qui ne sont pas encore disponibles ?

Les références figurant dans les articles originaux sont conservées, même lorsque les contenus auxquels elles renvoient n’ont pas encore été numérisés. Cela permet de préserver l’intégrité historique et éditoriale de la revue. À mesure que de nouveaux numéros sont ajoutés à l’édition numérique, un nombre croissant de ces références mènera à des articles consultables en ligne.

Puis-je suggérer un article ou signaler une erreur de transcription ?

Yes. If there is an article you would particularly like to see digitized, or if you notice a possible transcription error or missing detail, please contact us. Reader feedback helps us improve the Digital Edition and prioritize useful connections within the archive.

Comment puis-je soutenir Brass Bulletin ?

Votre soutien contribue à financer la préparation, la vérification et la publication en ligne de l’intégralité de la collection.

S’abonner à l’Édition numérique

Vous préférez nous soutenir sans vous abonner ?

Faire un don

Rechercher dans Brass Bulletin.