Brass Bulletin 3, II / 1972 (page 39–57) · 12 min. de lecture
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La trompette baroque, la trompette aigüe et la soi-disant trompette «Bach»

Partie 2 – Fin

Par Edward H. Tarr

Suite de l’étude d’Edward H. Tarr sur la trompette baroque, examinant la trompette aiguë et clarifiant davantage la notion de « trompette de Bach ».

2. L'origine du terme « trompette Bach »

Bien que les trompettistes anglais de l'époque baroque n'aient jamais atteint l'aigu qu'avaient acquis leurs collègues allemands, il est intéressant de constater que c'est en Angleterre que l'art de jouer dans le registre « clarino » de la trompette naturelle s'est maintenu le plus longtemps. Durant tout le XIXe siècle, on y joua la trompette à coulisse (slide trumpet). Cet instrument n'était autre qu'une trompette naturelle pourvue d'une coulisse facile à manœuvrer et grâce à laquelle les souffleurs arrivaient à corriger les notes naturelles « fausses » ¹⁶.

Le plus connu des trompettistes à coulisse, Thomas Harper l'Aîné (1786–1853), était célèbre pour ses exécutions des airs de trompette de Haendel. La figure 4 des illustrations représente son fils, Thomas Harper le Jeune (1816–1898), qui maintint la tradition paternelle jusqu'à un âge avancé. L'usage de la trompette à coulisse est d'autant plus étonnant lorsque l'on songe que l'invention des pistons remonte à 1815 et que le jeu instrumental et technique de la trompette s'en était trouvé fondamentalement renouvelé.

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