Proposez Brass Bulletin dans votre université, conservatoire ou bibliothèque Découvrez l’accès institutionnel

8 min. de lecture

Herbert L. Clarke (1867-1945)

Années cruciales

Partie 2

Par David Hickman

Maladie, doute, succès fragile : les « années cruciales » de Clarke montrent un destin vacillant — où hasard et épreuves faillirent l’éloigner de la musique.
Herbert L. Clarke (1867-1945)

Dans le dernier numéro de Brass Bulletin, nous avons vu qu'Herbert Clarke commença l'étude du cornet dès son enfance, et rêvait de pouvoir jouer dans une fanfare. Après s'être joint au «Queen's Own Regimental Band» de Toronto, au Canada, à l'âge de douze ans, son goût pour les sports le conduisit à entrer dans une équipe de football de jeunes, où il attrapa un rhume grave qui le confina chez lui de décembre à avril. Le cornet qui lui avait été confié par le «Queen's Own Band» fut réquisitionné, et on le remplaça dans son poste. Après la maladie d'Herbert, on lui permit de s'entraîner sur le vieux cor alto familial pendant quelques minutes par jour. Ceci aida à fortifier ses poumons, et il acquit une grande maîtrise de son souffle, qui forma la base de sa grande puissance et de sa résistance. Il recommença à jouer sur le cornet d’Ed, et travailla dans le bureau d'un établissement de médicaments en gros, pour quatre dollars par semaine, afin d'économiser suffisamment d’argent pour s'offrir son propre cornet.

Ed était devenu le chef d'un orchestre de «road show» et engagea Herbert comme cornettiste parce que, à la dernière minute, le cornettiste habituel était parti, refusant de voyager avec l'orchestre. À l'âge de quinze ans, Herbert partit pour Buffalo, avec ses frères Ed et Ern, pour un engagement durant tout l'été, avant de partir voyager dans tout le pays, pour des engagements d'un soir. Après avoir passé un mois avec l'orchestre, Herbert rentra chez lui, souffrant du mal du pays, et rebuté quant à la profession musicale, pour se réengager dans le «Queen's Own Band», et être finalement promu au second pupitre.

Herbert Clarke obtint son diplôme du lycée en juin 1884. Après avoir vécu pendant quatre ans à Toronto, la famille Clarke retourna à Indianapolis, à part Will, le fils aîné, qui avait un bon travail dans un grand magasin. À Indianapolis, Herbert entendit un jeune cornettiste de Delphi, en Indiana, qui jouait à l’«Opera House» d'Indianapolis. Ce jeune homme, avec qui Clarke se lia d'amitié, et avec lequel il avait également joué dans la fanfare de Sousa, était Walter B. Rogers. En tant qu'enfants, Rogers et Clarke jouèrent en duo, et firent des cortèges ensemble, puis formèrent également le «Schubert Brass Quartet» dans lequel Walter et Herbert jouaient du cornet, Ed jouait du cor alto et Ernest jouait du trombone. Le quatuor trouva plusieurs engagements en ville, et Herbert commença à étudier l'alto, afin de pouvoir jouer dans le quatuor à cordes familial. Rogers, excellent violoniste, diplômé du Conservatoire de Cincinnati, donna des leçons d'alto à Herbert.

Lire la suite

Accédez à l’intégralité de l’édition numérique.

Brass Bulletin 19, III / 1977 pages 19–26

Tout le contenu est protégé par le droit d’auteur © Brass Bulletin 1977–2026

Partager cet article

Facebook LinkedIn
Chargement…

Questions et réponses

Comment fonctionne l’édition numérique

Que contient l’édition numérique ?

L’édition numérique rassemble les articles déjà numérisés sous forme de textes consultables et interrogeables en ligne — et non simplement de scans ou de fichiers PDF — avec leurs illustrations originales, leurs notes, leurs auteurs, les informations sur leur numéro et les traductions disponibles. Les suggestions d’articles connexes comprennent actuellement uniquement ces contenus numérisés.

Les articles numériques sont-ils identiques aux originaux ?

Nous préservons aussi fidèlement que possible le texte original, la langue, les illustrations, les légendes, les notes et le contexte éditorial. La présentation est adaptée à une lecture confortable en ligne, et les erreurs manifestes de transcription ou de numérisation peuvent être corrigées. Le contenu et le caractère de l’article publié restent inchangés.

Quelles langues sont disponibles ?

Brass Bulletin a été publié en anglais, en français et en allemand tout au long de son histoire. Les traductions italiennes et espagnoles ont été ajoutées à partir du numéro 60.

Sur les sites italien et espagnol, les articles des numéros 1 à 59 sont donc affichés en anglais par défaut.

À quelle fréquence de nouveaux articles sont-ils ajoutés ?

De nouveaux articles sont ajoutés presque chaque jour, à raison d’environ un numéro complet numérisé par semaine. Le rythme peut varier en fonction du travail de préparation, de traitement des images et de vérification éditoriale nécessaire.

Pourquoi tous les articles ne sont-ils pas disponibles en ligne ?

La collection complète de Brass Bulletin comprend 1’246 articles publiés entre 1971 et 2003. L’index complet est déjà disponible en ligne et permet de découvrir tous les articles de la collection, y compris ceux dont le texte intégral n’a pas encore été numérisé.

La numérisation a commencé en février 2026. Chaque article est soigneusement préparé pour la lecture en ligne, vérifié et relié à son numéro, à ses auteurs, à ses sujets et à ses illustrations. Au rythme actuel de numérisation, l’intégralité de la collection devrait être disponible en ligne d’ici février 2028.

Pourquoi certaines références mentionnent-elles des articles qui ne sont pas encore disponibles ?

Les références figurant dans les articles originaux sont conservées, même lorsque les contenus auxquels elles renvoient n’ont pas encore été numérisés. Cela permet de préserver l’intégrité historique et éditoriale de la revue. À mesure que de nouveaux numéros sont ajoutés à l’édition numérique, un nombre croissant de ces références mènera à des articles consultables en ligne.

Puis-je suggérer un article ou signaler une erreur de transcription ?

Yes. If there is an article you would particularly like to see digitized, or if you notice a possible transcription error or missing detail, please contact us. Reader feedback helps us improve the Digital Edition and prioritize useful connections within the archive.

Comment puis-je soutenir Brass Bulletin ?

Votre soutien contribue à financer la préparation, la vérification et la publication en ligne de l’intégralité de la collection.

S’abonner à l’Édition numérique

Vous préférez nous soutenir sans vous abonner ?

Faire un don

Rechercher dans Brass Bulletin.