Jean-Baptiste Arban (1825-1889) Biographie
Le début de sa carrière
Ce que Joseph Jean-Baptiste Laurent Arban a fait immédiatement après avoir obtenu son prix en 1845 est assez obscur. Il semblerait qu'il ait accompli un bref service militaire dans la musique de la marine, à bord de «La Belle-Poule», sous les ordres du chef musicien Paulus, qui devint chef de la Garde à Paris, sous Napoléon II.
Il est certain toutefois, qu’Arban se manifestait souvent en public et que les années comprises entre 1845 et 1860 furent celles durant lesquelles il assit sa réputation.
Les seuls témoignages précis relatifs à cette tranche de sa vie sont des annonces ou des critiques parues dans la presse de l’époque. En voici quelques-unes:
La France Musicale, 15 février 1846, page 54:
«Arban travaille au service d'Adolphe Sax [le fameux facteur d’instruments à vent] et va faire des démonstrations pour ses instruments.»
La France Musicale, 9 avril 1848, page 109:
«Arban et le cornet compensateur»
«Au dernier concert du Conservatoire de Paris nous avons entendu M. Arban exécuter sur le cornet compensateur un air varié de Bochin, pour la flûte; il est impossible de phraser son andante avec un plus beau style, d’enlever ses variations à double et triple coup de langue avec un brio plus éclatant que ne l'a fait l’éminent virtuose, aussi son triomphe a-t-il été complet; une fois notre dette acquittée envers l'artiste, il est juste que nous accordions sa part d’éloges à l'instrument. C’était la première fois que l'on entendait en public le cornet compensateur d’Adolphe Sax. A une incomparable beauté de son, cet instrument joint l'immense avantage de pouvoir rendre avec une parfaite justesse les intervalles altérés, comme aussi de porter le son de même que le violon ou la voix. Il est superflu d'ajouter qu’Arban a su faire valoir d’une façon particulière ces précieuses qualités du nouveau cornet d'Adolphe Sax. L’affiche du Conservatoire annonçait un air varié pour trompette chromatique. La Société des Concerts en serait-elle venue à ce point de caducité de confondre une trompette avec un cornet?»
Le langage de cette critique n’est-il pas amusant et révélateur d’un certain maniérisme?
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