Brass Bulletin 19, III / 1977 (page 30–31) · 2 min. de lecture
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La troisième partie de l’article de Michael Höltzel «Mes contacts avec les États-Unis» est un document important pour tout musicien américain qui envisage de travailler en Europe. Avec l’abondance actuelle des joueurs de cuivres aux États-Unis, il est inévitable qu’un grand nombre d'entre eux recherchent des places en Europe; la plupart des orchestres européens, d'autre part, souhaitent les meilleurs musiciens disponibles pour les places vacantes, quelle que soit leur nationalité (ce qui est une attitude saine pour n'importe quel orchestre). Les habitudes sociales et les modes de comportement diffèrent, dans une certaine mesure, dans tous les pays, et le fait d'être conscient de ces différences — ou au moins de leur existence — est aussi important pour l'arrivant étranger, dans un orchestre symphonique, que ses qualités de musicien. J’ai commis bien des erreurs, il y a quinze ans, lorsque j'ai joué pendant deux saisons avec l'orchestre du Concertgebouw d'Amsterdam, et les renseignements contenus dans l'article de M. Höltzel auraient été pour moi d'une valeur inestimable, à l'époque.

Une année s'est maintenant écoulée depuis le Premier Congrès International des Cuivres, et les souvenirs de ses nombreux événements me traversent encore l'esprit. Je me souviens fréquemment d'un incident, en particulier, pour lequel les commentaires sur le vif auraient été assez déplacés, et souhaiterais maintenant tirer parti de BRASS BULLETIN pour réagir.

Un homme que je respecte et moi-même étions en train de donner un cours de maîtres en commun, et un étudiant venait de jouer un mouvement plutôt improvisé et irréfléchi de la première Suite pour violoncelle de Bach en sol majeur. Après mon bref commentaire au sujet de la préparation, l'homme que je respecte déclara approximativement ce qui suit: «Le violoncelle possède sa littérature et le tuba la sienne; les violoncellistes devraient jouer la leur, et les tubistes la leur.» Pour moi, c'est la chose que j'ai le plus désapprouvée à Montreux.

Pour un musicien jouant de n'importe quel instrument, mais particulièrement du tuba, le fait de se confiner uniquement à la musique écrite pour cet instrument est une bien triste chose. Un article paraîtra plus tard sur les choix discriminatoires de matière transcrite pour soliste, en concert, mais en ce moment, je me réfère au matériel d'étude. Si quelque chose vous fait plaisir, jouez-le ! si quelque chose vous plaît, jouez-le ! et si quelque chose peut faire de vous un meilleur instrumentiste, jouez-le ! Il existe énormément de matière dont les tubistes peuvent profiter, dans tous les aspects de la musique, et dans la littérature de tous les instruments, y compris la voix. Personnellement, je ne pourrais pas enseigner sans le matériel écrit pour la trompette, le cor, le trombone et le violoncelle, qui pour moi est universel.

Nous isoler uniquement dans la musique pour tuba est un véritable emprisonnement musical. Toute musique est nôtre, pour nous en tant qu'individus, pour en jouer comme nous le souhaitons.

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