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Utilisation d'une modèle spectral pour obtenir les principes du timbre
Préface
Daniel D. Stancil est actuellement étudiant diplômé de l’Institut de Technologie du Massachusetts, et travaille à l’obtention d’un doctorat comme ingénieur-électricien. Il a obtenu son premier diplôme d’ingénieur-électricien à l’Université Technologique du Tennessee. M. Stancil a poursuivi sa formation musicale au Tenn Tech grâce à des études privées et en jouant de l’euphonium (tuba ténor) pendant cinq ans dans l’ensemble de tuba du Tenn Tech. Il faut relever que M. Stancil est l’un des très rares étudiants non spécialisés en musique qui ait eu le privilège de participer à plein temps à l’ensemble si hautement célébré du Tech.
La brièveté du rapport qui suit n’indique pas la quantité exceptionnelle de travail nécessaire pour atteindre les conclusions qui y sont contenues. Par exemple, le lecteur lira une phrase simple qui dit : « Les profils des ondes furent alors transcrits en langage d’ordinateur (digitalisé)... et analysés par un cerveau électronique. » Cette phrase représente une pile de papier imprimé pour ordinateur ayant plusieurs centimètres d’épaisseur. M. Stancil nous a épargné à nous (les musiciens) la toile de fond, pour essayer de présenter l’image seulement. Peut-être les aspects techniques de ses recherches seront-ils publiés à l’avenir, dans l’un des journaux scientifiques.
Ce rapport est peut-être un peu prématuré, relativement aux applications pratiques possibles. Il faudra peut-être plusieurs années pour juger de façon adéquate de la validité de ces découvertes. Afin de communiquer ce renseignement aussi vite que possible, la décision a été prise de publier ce rapport préliminaire.
Sous l’angle pratique, on (le musicien) pourrait demander : « M’aidera-t-il à mieux jouer du tuba ? » Si, comme c’est le cas pour de nombreuses (et malheureusement peut-être la plupart des) dissertations à ce sujet, le travail est simplement un exercice théorique ayant peu ou pas d’application pratique réelle, alors sa valeur pour le musicien est inexistante.
En tant que professeur, on rencontre constamment des étudiants à qui il manque une conception convenable de la façon dont le tuba devrait sonner. Ceci ne se rattache pas au concept d’un son « sombre » ou « brillant » (même si c’est aussi une possibilité : « brillant » étant un son « riche » en harmoniques, complexe, par opposition à « sombre », qui serait un son très pur pauvre en harmoniques) mais à des problèmes subjectivement décrits comme un son « mince », « pincé », « plein d’air » — il s’agit là de problèmes qui indiquent une modification fondamentale du timbre, causée par l’émission physique d’un son tiré de l’instrument, mais basée sur des idées « fausses ».
Certains étudiants arrivant à l’université « jouent » du tuba depuis cinq ou six ans. Personne ne s’est jamais soucié de leur dire que leur son de base était mauvais, parce qu’ils étaient « bloqués » à la basse d’une fanfare, jouant de la musique sans aucun solo. Ou, pire même, le directeur n’avait pas assez de connaissances sur le vrai son du tuba pour instruire l’étudiant de façon différente.
De toutes façons, quelle qu’en soit la cause, des étudiants se présentent en pensant produire un son admirable, alors qu’en fait c’est le contraire.
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