Brass Bulletin 21, I / 1978 (page 63–64) · 2 min. de lecture
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Colloque 1978 - un oeil ouvert sur l'avenir

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Les Jeux olympiques, les élections présidentielles aux États-Unis, et les colloques instrumentaux internationaux sont des événements quadriennaux qui traversent notre vie de musiciens de cuivres. En juin 1976 se tenait le Premier Congrès International des Cuivres, à Montreux, Suisse, et, du 13 au 17 juin 1978 aura lieu le Troisième Colloque International du Tuba, à Los Angeles, Californie, E.-U.

Le but de telles réunions est, évidemment, de permettre à tous les participants de rentrer chez eux avec des connaissances plus grandes, et peut-être une inspiration nouvellement acquise. Cette qualité magique d'inspiration dépend de la connaissance, et la connaissance dépend de la préparation.

Comment se prépare-t-on en vue d’un colloque? Évidemment, en se rendant apte à des exécutions musicales ou des présentations d'ateliers auxquels nous prendrons peut-être part, mais il y a beaucoup plus! Nous devons réfléchir longuement à ce que nous souhaitons retirer de cette expérience de colloque, aussi bien qu’à ce que nous pensons y offrir.

Il pourrait être assez intéressant, lorsque nous nous rencontrerons en juin prochain, de jeter un regard plus approfondi sur le lien de fraternisation du tuba (ou y a-t-il davantage que le tuba?). Existe-t-il un aspect mutuel de nos composants psychologiques et émotionnels qui nous ont poussés à jouer de cet instrument, ou bien la persévérance patiente et l’individualisme bourru, que nous avons tous en commun, dans une certaine mesure, en étudiant le tuba, sont-ils un résultat du tuba?

Plus simplement dit: avons-nous choisi le tuba parce que nous sommes comme nous sommes, ou sommes-nous comme nous sommes parce que nous avons choisi le tuba? Question intéressante; mieux abordée peut-être en dégustant l’inévitable bière-pizza que pendant le séminaire.

Autres questions à méditer! Ne sommes-nous peut-être pas, pendant ces colloques, hyper-engagés dans le tuba? Ne sommes-nous pas d’abord des musiciens, et le tuba n'est-il pas seulement l’outil choisi pour notre expression musicale? Imaginez un hypothétique colloque pour tuba dont les solistes des récitals du soir seraient Rostropovitch, Fischer-Dieskau et Julian Bream. Nos conversations subséquentes, autour de la proverbiale pizza-bière, ne s’engageraient-elles pas vraisemblablement sur la façon dont ces grands talents pourraient être appliqués à notre instrument?

Ces journées du 13 au 17 juin comprendront toutefois tous les genres de musique de tuba imaginables. Les dix dernières années, ou même seulement les quatre dernières années depuis le Premier Colloque International de Tuba à Bloomington, Indiana, ont vu un développement énorme de toutes les facettes du tuba. C’est une tâche presque impossible pour un seul homme que de se tenir informé de tous ces changements: répertoire nouveau, améliorations de la conception de l’instrument, etc.

Il est à souhaiter que, dans les limites du temps dont nous disposerons pendant ces quatre jours, nous pourrons nous concentrer sur ce qui est actuel au sujet du tuba, en évitant de récapituler ce qui nous est familier à tous. Un œil tourné vers l’avenir et un esprit ouvert pourraient être stratégiques pour faire de ce colloque imminent la source de connaissance et d’inspiration qu’il devrait être.

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