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Série Dr Embouchure • Partie 2
Chair contre métal 1
Le bord de l'embouchure
Par John Stork , Phyllis Stork
1 Le diamètre intérieur
Point de contact essentiel entre le musicien et son instrument, le bord de l’embouchure et sa conception sont d’une importance cruciale pour son confort et sa sécurité d’exécution.
Loin de n’être qu’un simple morceau de laiton rigide comme se l’imaginent la plupart des musiciens de cuivres, le bord est un élément clé, à facettes multiples qui comprend cinq particularités distinctes. Chacune de ces particularités: 1) diamètre intérieur, 2) largeur, 3) profil, 4) mordant et 5) bord extérieur s’allie aux autres pour créer une emprise qui s’adapte de façon surprenante à de très nombreuses caractéristiques morphologiques labiales. Plus le bord s’adaptera au physique particulier d’un musicien, plus ce dernier en tirera avantage. Au cours des 3 articles qui vont suivre, nous allons présenter une liste de contrôle des signes ou symptômes qui permettra à chacun de découvrir s’il exploite véritablement au maximum ses possibilités par rapport aux différentes particularités déterminantes de son bord d’embouchure.
L’élément d’adaptation primordial d’un individu à un bord d’embouchure se situe au niveau du diamètre intérieur de ce bord. (Illustration).
Illustration 1
En adoptant un diamètre intérieur de dimension inadéquate, on peut considérablement affaiblir sa «pince» (l’embouchement) et limiter ses possibilités de développement. En principe, les symptômes suivants se manifestent lorsque le diamètre intérieur est trop petit:
1) Manque ou faiblesse dans le registre grave
Une indication très fiable! Soit le musicien n’a pas assez de place pour abaisser correctement sa mâchoire et obtenir ces notes et doit «sortir» ses lèvres de l’embouchure, ou les lèvres sont trop grosses pour développer une vibration lente dans la place disponible.
2) Mauvais placement
C’est surtout le cas lorsqu’on joue en plaçant le haut et/ou le bas du bord intérieur sur la chair (le rouge) des lèvres. Ce secteur intérieur est moins musculaire que les tissus environnants et n’offre de ce fait qu’un moindre pouvoir de résistance à la pression de l’embouchure.
Cela provoque souvent:
2a) Diminution de l’endurance
Moins de résistance musculaire à la pression de l’embouchure provoque une diminution plus rapide de l’irrigation sanguine et engendre plus vite la fatigue.
Brass Bulletin 59, III / 1987 pages 23–25
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