Tout le contenu est protégé par le droit d’auteur © Brass Bulletin 1980–2026
Le saqueboute contrebasse
une copie moderne
Par Richard Lister
Né en 1947 à Leeds (nord de l'Angleterre), Richard Lister a commencé à étudier le tuba alors qu'il était encore à l'école (avec John Fletcher), puis a évolué vers le trombone et jouait dans des orchestres et des fanfares locales. Pendant ses années universitaires à Londres, il étudia avec Denis Wick, puis reçut une bourse pour l'Académie Nationale de Cologne où il fut initié à la musique moderne par Vinko Globokar. Il rencontra Edward Tarr en novembre 1969 et, depuis 1970, est membre de son ensemble de cuivres. Il est membre fondateur du quintette de trombones «Brass Art», enregistre pour E.M.I. depuis 1978 et donne des concerts avec «Hesperion XX» et Jordi Savall. Il exerce son activité de façon indépendante partout en Europe, particulièrement en Belgique, en France (enregistrements pour la radio belge et représentations de l'«Orphée» de Monteverdi au festival «Année Rubens» d'Anvers et à Lyon, en France). Enregistrements et concerts avec l'Ensemble Tarr à Berlin, Paris, Zurich, Milan, Rome et tournée aux U.S.A., en 1979, utilisant en concerts des instruments modernes et historiques (saqueboutes et trompettes naturelles) à Boston, New York, Chicago et Los Angeles.
Depuis l'âge de douze ans, lorsque j'ai commencé à jouer du tuba, j'ai toujours été fasciné par les cuivres basses. La satisfaction que l'on trouve à être l'assise ou le fondement d'un groupe de cuivres, dans un orchestre aussi bien qu'un ensemble de musique de chambre, me paraît incomparable et, après avoir joué de nombreuses années le trombone basse dans divers ensembles de musique classique ou moderne, j'ai décidé de concentrer mes efforts sur la musique ancienne jouée sur instruments d'époque.
On trouve déjà depuis de nombreuses années sur le marché des copies modernes de trombones baroques exécutées par des facteurs d'instruments de cuivre, surtout en Allemagne, du soprano rarement joué au quarte et au quinte-basse (en fa et en mi bémol). La voix la plus grave de l’ensemble des saqueboutes manquait cependant toujours et, il y a environ trois ans, j'ai décidé d'y remédier.
Lire la suite
Accédez à l’intégralité des archives numérisées de Brass Bulletin • CHF 5.– / mois · sans engagement