Ma solution est la suivante: je fais une incision de 2mm maximum avec une scie à chantourner dans le bord de l’embouchure, là où il est le plus haut, jusqu’au tiers de la circonférence. Puis je prends un morceau de bois rond d’un pouce de diamètre et le pose contre le bord, en haut. Il suffit d’un ou deux coups de marteau pour donner une légère inclinaison au bord: moins d’un millimètre. La lèvre supérieure étant très sensible, cela suffit pour diminuer la douleur et accroître la résistance. Il ne reste plus qu’à souder, en prenant garde de ne pas utiliser de plomb, mais seulement du fer-blanc ou alors du chewing-gum ou de la colle. Vous pouvez ainsi utiliser une embouchure medium, tout en ayant une bonne résistance et en réussissant de meilleures notes aiguës. Il vous faut un peu d’habileté et quelques embouchures avant d’obtenir un bon résultat.
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Le coin des inventeurs
Façonner sa propre embouchure
Par Ninck Blok
Les embouchures étant façonnées au tour, leurs bords sont aussi lisses que le dessus d’une table. Malheureusement, nos lèvres, elles, ne sont pas aussi lisses. La ligne d’implantation de nos dents est plus ou moins incurvée. Lorsque nous appuyons l’embouchure contre nos lèvres, celles-ci doivent servir de coussin, sans quoi cela devient vite douloureux et on fatigue beaucoup plus vite. Tous les musiciens de cuivres connaissent ce problème. Avec un bord plat et large, on peut appuyer plus fort et plus longtemps, mais on ne peut plus contrôler la justesse. Où est cet endroit qui demande un bord plus large et plus plat, alors que l’on sait qu’on ne peut l’utiliser sous peine de perdre flexibilité, attaque, etc. ? Il se trouve au milieu de la lèvre supérieure. Beaucoup de musiciens arrivent à utiliser leurs lèvres comme un coussin et ont une lèvre inférieure forte; mais, malgré cela, leur lèvre supérieure est vite douloureuse et fatiguée parce que la circulation du sang au milieu de la lèvre est bloquée à l’endroit où les dents et le bord de l’embouchure sont le plus proche. Le problème est de savoir comment éviter que cet endroit soit douloureux. Une réponse que l’on entend fréquemment chez les trompettistes: les durs ne sentent rien. Une autre solution est l’embouchure de Herbert Clarke (BRASS BULLETIN 20, p. 27 et 28). J’en ai fait une copie, mais cela n’a pas marché. Elle était trop confortable pour ma lèvre inférieure qui n’en avait nul besoin.
Brass Bulletin 48, IV / 1984 pages 99–100
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