En fait, les différentes notes émises par un tuyau sonore ne suivent à peu près la progression des harmoniques que si le facteur donne à ce tuyau une forme convenable et les fabricants passent leur vie à la recherche de cet idéal.
Si la forme du tuyau est quelconque, la succession des notes possibles est également quelconque.
Pour un tuyau de même longueur, on peut, par exemple, en changeant sa forme, faire monter progressivement la fondamentale de toute une octave, sans que les autres notes se déplacent dans les mêmes proportions.
Alors, où sont donc les harmoniques « naturels » ?
Les différentes notes émises par un tuyau sonore ne sont pas des harmoniques, mais des partiels.
Chacun d'eux est accordable séparément et se comporte comme une nouvelle fondamentale ayant son timbre propre qui, lui, est composé d'harmoniques.
Ces quelques considérations aideront les instrumentistes à mieux comprendre les défauts de justesse de leurs instruments et à éclaircir ce domaine particulièrement obscur de la connaissance des musiciens.