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13 min. de lecture

Maurice André

Biographie

Du cirque aux grandes scènes internationales : Maurice André dévoile comment travail, exigence et maîtrise quotidienne ont forgé une carrière d’exception.
Maurice André

1962 (Janvier), Bal à Saint-Ambroise

Propos recueillis le 18 août 1978 et rédigés par Jean-Pierre Mathez

J.-P. M.: Qu'est-ce que M. Sabarich vous faisait travailler au Conservatoire ?
M. A.: Évidemment les grandes études d’Arban, et puis on travaillait d'après ce que le professeur estimait utile pour chacun. On travaillait les gammes d'après Balay [Méthode], les «Études transcendantes» de Charlier, celles de Chavanne, enfin tout le répertoire classique. Maintenant que je suis moi-même professeur au Conservatoire je continue à faire travailler ces vieilles bonnes études en greffant au programme les études contemporaines de Marcel Bitsch, Charles Chaynes, Henri Tomasi, Raymond Sabarich, etc.

J.-P. M.: Quel a été ton morceau imposé pour le cornet à pistons ?
M. A.: Oh là, là, j'étais tombé sur une vacherie: Les «Variations sur un thème de Scarlatti» de Marcel Bitsch. Ah! j’ai été gâté, à Paris, je suis tombé sur deux vacheries! L'année suivante, pour la trompette ça a été «Introduction, Trênes et Danses» de Desenclos. Je crois qu'à l'époque c'était le professeur qui influençait les compositeurs en leur indiquant des degrés de difficulté par exemple: «Cette année tu peux peut-être y aller un peu moins fort» ou «Vas-y, ils sont solides». Aujourd'hui ce contact entre professeurs et compositeurs est perdu. Ils écrivent tout ce qu'ils veulent, puis, hop, on doit jouer...

J.-P. M.: Quels étaient les rapports avec les autres élèves ? Combien étiez-vous ?
M. A.: À l'époque nous étions 12. Six au cornet et 6 à la trompette. Aujourd'hui ça aussi a changé. Il y a 4 cornets et 8 trompettes. Les relations entre élèves étaient très bonnes mais avec l'instrument on ne se faisait pas de cadeaux. Quand tu penses qu'à l'époque il y avait Bernard Jeannoutot, un merveilleux trompettiste, qu'il y avait Marcel Lagorce ouais, Gérard Roussel de Lille, Albert Calvayrac, Jean Pirot et d'autres encore. C’étaient de solides concurrents !

Dans la suite, Maurice André évoque ses premiers engagements, les débuts de sa carrière de soliste, ainsi que l’approche du son et du travail qui ont façonné son jeu.

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Brass Bulletin 25, I / 1979 pages 27–39

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