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Progrès de l'intonation: un pas de géant pour le serpent
Par Craig Kridel
Partie 2
Le rôle du trombone (contre)basse dans la style sonore viennois (II)
Par Gerhard Zechmeister
Membre
Partie 1
Le trombone-contrebasse
Une esquisse centrée sur les aspects de la technique de construction (1973)
De Praetorius à Wagner : Heinrich Thein retrace l’évolution du trombone contrebasse et montre comment histoire, acoustique et facture ont façonné cet instrument.
Par Heinrich Thein
Libre
Partie 6
La trompette aux États-Unis
différents facteurs d'instrument
Alors que la facture de trompettes se renouvelle, Monette, Malone et Blackburn placent la branche d’embouchure au cœur du dialogue entre musiciens et ateliers.
Par Thomas Stevens
ROTAX®
Le cylindre rotatif à géométrie de passage idéale
Par Willi Kurath
Le variateur d'impédance Ferron
Par Daniel Bourgue
David Monette - Portrait
Par Thomas Stevens
Membre
La mort prématurée de l'ophicléide
Autrefois central dans les orchestres français, l’ophicléide céda la place au tuba, victime autant des institutions et du répertoire que de sa sonorité.
Par Stephen J. Weston
Les instruments de bois de la Fanfare de Mühlbach
Spécial Autriche
Par Thomas Hochradner
Membre
Trompettes naturelles, techniques de base
La trompette naturelle exige plus qu’un instrument historique : Friedemann Immer confronte technique moderne, son baroque, articulation, style et authenticité.
Par Friedemann Immer
Libre
Sous le signe du serpent - Tony Bingham, antiquaire pour cuivres
toutes sortes d’instruments de musique anciens, rares et inhabituels achetés et vendus par Tony Bingham.
Derrière une boutique de Hampstead, le commerce de Tony Bingham maintient ophicléides, cors naturels et cornets en circulation entre collectionneurs et musiciens.
Par Thomas Aitken
Visite chez la facteur d’instruments Franz Straub
Par Urban Walser
Paxman Bros Ltd, la force du destin
Par Jeremy Mathez
René Spada - “Et pourquoi ne pourrait-on pas faire ça mieux?”
Par Jean-Pierre Mathez
Libre
Dr. h. c. Bernoulli (1904-1980)
Nécrologie du grand collectionneur
D’un château suisse abritant 700 cuivres au Musée historique de Bâle, un parcours marqué par la passion, le savoir et l’accueil des musiciens.
Par Emilie Mende
Les facteurs d'instruments en Europe: Kalison, Milan
Par Jean-Pierre Mathez
Tom Crown
Histoires de sourdines
Par Jean-Pierre Mathez
Le cor de chasse à la Dampierre
Reconstruction du grand cor de chasse baroque de la casse à courre
Par Uwe Bartels
Le système d'embouchure Bruno Tilz - Super 2000
Par Bruno Tilz
Libre
Spécial Hongrie
Les trompettes du Musée national hongrois de Budapest
Quatre trompettes méconnues à Budapest éclairent les facteurs viennois, la facture ancienne, le diapason et la fragile survie des instruments de musée.
Par Leo Kappel
Membre
L'acoustique interne du cor
Étude de l’acoustique interne du cor, expliquant comment sa structure et sa colonne d’air influencent la production du son et l’intonation.
Par Willi Aebi
Musique ancienne: une autre approche avec Bruce Dickey
Par Robert Ischer
Catalogue général des cuivres
Un numéro spécial pour tout le monde du cuivre : le Catalogue général réunit instruments, éditions et accessoires — une vue d’ensemble unique à l’échelle internationale.
Membre
Steve Lewis, facteur de cor
La technologie du Nouveau Monde au service de l’artisanat de l’Ancien
Cela prend souvent des années, voire des générations, pour qu’un nouvel instrument soit accepté et reconnu par les musiciens professionnels. Mais cela n’a pas été le cas pour Steve Lewis, fabricant de cors à Chicago, qui, depuis qu’il a ouvert son magasin il y a 8 ans, a vendu 111 cors à des étudiants avancés, des professeurs et des professionnels jouant dans les orchestres du monde entier. Il a fabriqué ses cinq premiers cors pour le Pittsburgh Symphony Orchestra, à la demande de son chef André Prévin. En effet, celui-ci demanda un jour à Dale Clevenger, cor solo du Chicago Symphony Orchestra, que faire pour obtenir de sa section de cors un son comparable à celui dudit orchestre. Clevenger lui répondit alors: «C’est à la fois une question de conception et d’instrument. La conception dépend de vous; pour ce qui est de l’instrument, il n’y a qu’un endroit, qu’un homme: Steve Lewis». A ce moment-là, Lewis n’avait pas encore fabriqué un seul cor! Mais peu après suivait une commande de quatre autres cors pour le Syracuse Symphony Orchestra…Steve Lewis était venu à Chicago pour étudier le cor avec Dale Clevenger. Pour se faire un peu d’argent, il travaillait en même temps chez Schilke. Il eut la chance de travailler avec Jerry Lechniuk, un maître artisan qui avait appris son métier en Ukraine et en Pologne avant la deuxième guerre. Il apprit à Lewis comment fabriquer toutes les différentes parties d’un cor et comment les réparer. (Lewis put ainsi fabriquer six cors avant de quitter Schilke.) Cet apprentissage dura quatre ans, jusqu’à la mort de Lechniuk. «Jerry m’a appris à réparer» dit Lewis, «mais il m’a surtout appris à être fier d’être artisan, à travailler lentement sans jamais brûler les étapes».Lewis quitta Schilke quelques mois après la mort de Lechniuk. La section de cuivre du Chicago Symphony Orchestra lui conseilla alors d’ouvrir son propre magasin de réparation et fabrication de cors et lui alloua même un prêt de US.$ 25’000. Lewis emprunta encore US.$ 10’000 supplémentaires et consacra cet argent à l’achat de machines, d’outils, de pièces et fournitures diverses qu’il choisit minutieusement pendant cinq mois. Avec ce matériel très sophistiqué, il put ouvrir un magasin de tout premier ordre.Quelle sorte de cors Steve Lewis fabrique-t-il? «Toute ma carrière, j’ai joué un Schmidt Geyer (fabriqué en 1919), un cor magnifique… Je me disais que si, un jour, j’avais la possibilité de faire un cor, j’en ferais un comme celui-là. Mais comme peu de gens jouent avec un cor à pistons, j’ai dû choisir un mécanisme plus universel. C’est pourquoi j’ai opté pour le Knopf à barillet rotatif, un modèle traditionnel vieux de 70 ans. Il ressemble beaucoup au Geyer. D’ailleurs, Knopf a toujours dit que Geyer l’avait copié, et Geyer disait que Knopf le copiait. Knopf habitait à Markneukirchen, ville où naquit Carl Geyer… C’est un modèle magnifique, évolution naturelle du modèle à piston au modèle à cylindre rotatif. Pour moi, le Schmidt reste le modèle idéal, mais ce Knopf-Geyer semble bien être le meilleur.
Par Jeffrey Agrell