Brass Bulletin 13, I / 1976 (page 26–35) · 7 min. de lecture
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Le tuba en France

Comment le tuba s’est-il imposé ? Fernand Lelong et Robert Coutet retracent son évolution — du serpent à Sax — et son essor fulgurant dans l’orchestre.

N.d.I.R. — Messieurs Lelong et Coutet ont étroitement collaboré à la rédaction de cet article spécialement destiné à Brass Bulletin. Voici quelques remarques qu’ils ont écrites en guise de préambule:
Tous les deux, nous avons adopté le contre-tuba en Ut, parce que c’est un instrument magnifique, tant à l’orchestre qu’à la fosse d’opéra. Peut-être pas idéal pour les opéras italiens à cause de la légèreté demandée, ce contre-tuba trouve sa juste place dans tous les autres opéras, et en particulier dans ceux de R. Wagner. Il convient très bien à l’orchestre symphonique, surtout en l’état actuel de la conception globale des registres de tous les cuivres.
Nous restons toutefois très attachés au «petit tuba français», malgré le peu d’utilité qui lui reste à l’orchestre.
Il y a quelques années encore, le tuba n’était presque pas connu. Grâce à l’intérêt salutaire que lui porte depuis peu la jeunesse et au rôle de plus en plus important que lui font jouer les compositeurs, le tuba a pris une place identique à celle des autres instruments solistes de l’orchestre.

Historique du tuba

Le tuba doit beaucoup aux musiques militaires. Il a hérité du rôle qu’y tenaient le serpent et l’ophicléide, ces ancêtres aujourd’hui disparus.
Le serpent (ainsi nommé à cause de sa forme), connu en France et en Italie depuis le XVIe siècle, est un instrument en bois, recouvert de cuir, percé de 6 trous (dès le XIXe s., avec 3 ou 4 clés) et muni d’une embouchure. Le serpent (basse de la famille des cornets à bouquin), droit, courbe ou replié sur lui-même pour mieux permettre aux doigts de l’instrumentiste de jouer sur les trous, fut le plus grave des instruments à vent, jusqu’à l’invention du contrebasson, au XVIIIe siècle.

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