Etude scientifique de la fonction pulmonaire
telle qu’elle s’applique aux instruments à vent, avec, en particulier, l’examen de cette fonction chez les trompettistes.
Par William W. Bing
Méthodes et recherches
Avec cette étude, mon intention était de montrer les divers aspects de la respiration et ses mécanismes tels qu’ils se révèlent lorsqu'on joue d'un instrument à vent, en particulier de la trompette. J’espérais aussi pouvoir déterminer si un trompettiste respire différemment qu’un non-trompettiste.
À la suite de ce travail, je pus conclure que jouer d'un instrument à vent exige trois processus importants :
- l'inspiration
- l'expiration
- beaucoup d'exercices
Malgré l'apparente logique de ces trois déductions, ce n’est pas sans de nombreuses démarches scientifiques que je les formulai. Ces trois points sont déterminants pour un bon jeu instrumental. Dans mes travaux figurent aussi les analyses de nombreux musiciens réputés faisant partie des orchestres symphoniques, ou autres, de Los Angeles*.
Chaque musicien était prié de remplir un questionnaire de deux pages révélant ainsi divers aspects de son jeu instrumental et de son passé médical. On l’informait ensuite sur le test et sur la façon de souffler dans le « respiromètre ». Le respiromètre Collins est l’appareil le plus simple et le plus pratique pour mesurer et enregistrer les mouvements respiratoires, la capacité pulmonaire et la consommation d’oxygène. En bref, ce système permet l'expiration dans un réservoir étanche et muni d'un contrepoids. Une échelle graduée et une aiguille permettent de déchiffrer les mouvements. Les musiciens furent priés de prendre leur maximum d’air, puis de l'expirer aussi rapidement et aussi complètement que possible. Le test fut effectué au moins deux fois par individu, le meilleur résultat étant retenu pour les statistiques.
Chaque test révéla quatre mesures marquées graphiquement sur le papier :
- Capacité vitale forcée (CVF) — Le plus grand volume de gaz pouvant être expiré par un effort volontaire après une inspiration maximale.
- Volume d’expiration forcée (VEF) — Le volume d’air expulsé durant la première seconde d’expiration.
- Capacité vitale chronométrée (CVC) — Le pourcentage de la capacité vitale expulsé durant la première seconde de l’expiration totale.
- Quantité proportionnelle maximale du débit d’air au centre de l’expiration (QPM) — Calculée sur la base du volume d’air expiré durant les 50% au centre de l’expiration. Ainsi exprimée en litres par seconde, ceci représente plus une mesure de débit qu’une mesure de volume.
Toutes les mesures ci-dessus furent réalisées avec les ajustements que nécessitent les différences de température d’air, de pression d'air et « le facteur pavillon » [trad. lit.]. Il faut relever que l’embouchure employée avec le respiromètre est la même que celle employée dans les hôpitaux par les spécialistes des problèmes pulmonaires. Le diamètre est plus large que celui d’une embouchure de trompette, offrant ainsi beaucoup moins de résistance. Pour ce test, et afin de lui donner une valeur scientifique, j’ai employé l’embouchure qui s'adapte au respiromètre.
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