3 min. de lecture
Quelques moyens d’améliorer le développement des lèvres chez les musiciens de cuivres
Par Sergej Gorovoj
L’un des problèmes les plus importants qui se présente dans le jeu et l’enseignement des cuivres est celui des lèvres du musicien (position, développement de la force et de l’endurance, maintien «en bon état»). C’est de la découverte d’une solution à ce problème que dépend en grande partie la maîtrise de l’instrument. Ce sont les principaux facteurs du développement des lèvres (et loin d’être les seuls) qui demandent une attention toute spéciale, étant donné leur importance et leur complexité. Le présent article est consacré à un seul de ces facteurs, le développement de la force et de l’endurance.
Toute personne jouant d’un cuivre sait quelle lourde charge physique repose sur les muscles entourant la bouche du musicien pendant l’exécution, alors qu’il remplit des fonctions naturelles (ouverture et fermeture de la bouche, expressions faciales) sans effort notable. Surmonter cette inadaptation physique des lèvres prend beaucoup de temps et l’on n’y parvient, dans bien des cas, jamais complètement. Tout le monde connaît la méthode traditionnelle pour développer la force et l’endurance des lèvres en travaillant beaucoup.
On peut, cependant, considérablement accélérer et améliorer ce processus en utilisant les réalisations de la science et de la technologie modernes alliées à la méthode traditionnelle. L’usage combiné de ces méthodes a été, depuis longtemps, mis à profit dans le sport. Par contre, les musiciens hésitent, c’est bien connu, à utiliser des moyens techniques pour résoudre leurs problèmes, bien que la méthodologie de l’entraînement des sportifs de compétition a beaucoup en commun avec celle de la formation des musiciens de cuivres professionnels.
L’idée d’utiliser l’expérience acquise dans le sport pour parvenir à une meilleure adaptation physique de certains muscles entourant la bouche au moyen d’un matériel médical spécial m’a été donnée par le Dr. Vladimir L’vovich Naydin, chef de la section de réhabilitation de l’Institut de Neurochirurgie «N.N. Burdenko» de l’Académie des Sciences médicales d’URSS. Il conseillait le dispositif thérapeutique à basse fréquence Amplipul’s 4, de fabrication soviétique, pour stimuler ces muscles électriquement.
Les premières tentatives d’utilisation de cet appareil à cet effet eurent lieu en 1979 au sanatorium «Révolution d’Octobre» d’Odessa, sous la supervision du Prof. A.E. Shterengerts. Ce dernier mit au point une méthode d’utilisation de l’Amplipul’s 4 pour notre but particulier, ainsi qu’un programme de mesures pour le développement de ces muscles, incluant l’électro-acupuncture du nerf trigéminal et un massage spécial.
Brass Bulletin 48, IV / 1984 pages 17–19
Tout le contenu est protégé par le droit d’auteur © Brass Bulletin 1984–2026