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L'acte de souffler comme fonction corporelle
La respiration et son contrôle ont déjà fait couler tellement d'encre que des excuses semblent être de mise lorsqu'on ajoute encore à cette littérature.
Néanmoins, l'existence même de si abondants matériaux semble indiquer que la question n'est pas réglée à la satisfaction de tous. C'est pourquoi cet article s'efforce de regrouper certaines idées qui aideront professeurs et étudiants à définir les attitudes qui conduiront à une exécution plus satisfaisante.
La respiration est, bien sûr, un acte naturel et involontaire. Comme telle, elle est purement passive et ne sert qu'à fournir au corps physique l'oxygène suffisant pour le maintenir en vie. D'autre part, l'acte de souffler est une activité très intentionnelle, destinée à faire vibrer les cordes vocales ou les lèvres ou bien à déplacer quelque objet en dehors du corps par la force de l'air éjecté.
Contrairement à ce que l'on pense généralement, on n'utilise pas les mêmes muscles pour respirer et pour souffler. Si l'on examine un mouvement externe quelconque du corps, on peut observer qu'un muscle provoque le mouvement dans une direction et un autre muscle le mouvement inverse. Pour plier et tendre le bras, on emploie des muscles antagonistes, chacun contrôlant l'autre.
De même, la respiration et l'acte de souffler, s'il est intentionnel, devraient employer des jeux de muscles antagonistes. L'inspiration a pour but d'absorber suffisamment d'air pour exécuter une phrase musicale et l'histoire d'acquérir de l'oxygène n'est que secondaire. En soufflant, on cherche à expulser cet air et à faire vibrer les cordes vocales ou les lèvres pour produire un son.
Il existe trois différentes techniques pour respirer et souffler, bien qu'il soit peu probable que l'on utilise l'une d'elles à l'exclusion des autres. Chacune d'elles consiste à essayer d'augmenter le volume du tronc au-delà de son état normal au repos, de façon à ce que l'air pénètre et occupe l'espace ainsi créé.
La première de ces techniques est celle que l'on nomme communément contrôle respiratoire diaphragmatique. Dans ce cas, le diaphragme, muscle en forme de voûte convexe séparant la cage thoracique de la région abdominale, se contracte vers le bas, créant un espace à l'intérieur de la cage thoracique, ce qui permet à l'air de s'engouffrer pour remplir les poumons.
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