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Le trombone: autres époques, autres positions de coulisse

Les trombonistes ont-ils toujours utilisé sept positions ? Heinrich Huber montre comment l’histoire et la théorie ont façonné la coulisse.
Le trombone: autres époques, autres positions de coulisse

Comme la trompette voici plusieurs années, le trombone sort maintenant de son grand sommeil. C'est un instrument que l'on emploie de plus en plus en solo et en musique de chambre. En plus des œuvres récentes, écrites après l'impulsion décisive provoquée en 1966 par la «Séquence» de Berio, on compte maintenant des œuvres anciennes d’Albrechtsberger, de Michael Haydn, de Schmelzer, de Wagenseil et d’autres encore, qui ont été redécouvertes récemment.

Historiquement et musicalement, on peut distinguer trois phases précises dans la conception de l’usage pratique du trombone. Dans la musique d'avant-garde, le trombone peut avoir jusqu’à treize positions, lui permettant ainsi de donner les quarts de ton. Habituellement, il se joue sur sept positions qui correspondent au chromatisme du système tempéré. Durant la Renaissance et le Baroque, on n’employa que quatre positions.

Je voudrais ici brièvement attirer l’attention sur les sources qui nous permettent de mieux connaître l’histoire du trombone à ses débuts. On sait que le trombone fut créé vers 1425, comme une variante de la trompette (à coulisse) et qu’il devint un instrument fort prisé dans les ensembles communément nommés «alta», à cette époque. Un ensemble de ce type comprenait habituellement des chalumeaux et un trombone, parfois aussi des cromornes (ou bombardes). Ces ensembles «alta» jouaient dans les cours, soit pour la danse, soit pour d'autres divertissements. Il ne reste pour ainsi dire pas de témoignages écrits de leur musique, étant donné qu’elle était le plus souvent jouée de tête ou improvisée.

L’illustration 1 montre le plus célèbre tromboniste et facteur d’instruments de cuivre du début du XVIe siècle, Hans Neuschel (mort en 1533), jouant lui-même dans un ensemble «alta» (avec deux cromornes et deux chalumeaux), tel que le représenta Hans Burgkmaier dans une des œuvres relatant Le Triomphe de Maximilien Ier (1516).

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Brass Bulletin 11, II / 1975 pages 83–94

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