Proposez Brass Bulletin dans votre université, conservatoire ou bibliothèque Découvrez l’accès institutionnel

6 min. de lecture

Musique et musiciens russes avant 1700

En particulier dans le domaine des instruments à vent

Aperçu de la musique et des musiciens en Russie avant 1700, explorant les traditions anciennes, les influences et la place des cuivres.
Musique et musiciens russes avant 1700

Le chanteur et poète souabe Christian F. D. Schubart († 1791) écrit dans son livre «Ideen zu einer Aesthetik der Tonkunst» (Réflexions sur une esthétique de l'art musical): «La musique nationale russe a, comme on peut se l'imaginer, un caractère rude et sauvage... On devine aisément ce qu'une pareille musique, chantée par des Cosaques, peut produire comme effet horrible. Il est incompréhensible que les filles russes puissent y trouver de la beauté.»

Il semble bien que Schubart ait plutôt fait preuve de beaucoup d'imagination, mais il faut dire à sa décharge que les populations germaniques étaient très peu informées de ce qui se passait musicalement en Russie. Voyons quelles étaient les possibilités de contacts musicaux à l'époque de Senfl, d'Orlando di Lasso ou de Buxtehude:

  1. Rencontre entre musiciens
  2. Musiques notées
  3. Récits de voyages
  4. Illustrations

1. Les musiciens ambulants de la fin du Moyen Âge étaient les principaux agents de diffusion de la musique non écrite. Ils allaient chanter et danser d'un pays à l'autre, échangeant mélodies et instruments au gré de leurs voyages. Au XIVe siècle, dans le sillage des Croisés, certains troubadours s'avancèrent jusqu'à la Baltique, introduisant, par exemple, les trompettes, les fifres et les tambours à Reval, alors qu'à Wilna on introduisit le «clavichordium» pour faire de la musique de cour. Mais c'était là la limite géographique de cette «invasion». En effet, la Cour de Moscou, régentée par les popes, repoussait énergiquement ces manifestations «frivoles», interdisant même de faire de la musique et rejetant la présence de musiciens (créatures diaboliques!). Il fallut un Anglais, l'ambassadeur de la reine Elisabeth Ire d'Angleterre, pour mettre fin à cette situation. En 1586, il offrit des «organs and virginals» à la tsarine Irina qui en fut ravie. Voici ce qu'écrit le chroniqueur de Moscou à ce sujet: «... never seeing nor hearing the like before, wondered and delighted at the loud and musical sound thereof. Thousands of people resorted and stayed about the palace to hear the same.» («... n'ayant jamais vu ni entendu pareils instruments, on s'étonna et admira beaucoup leur puissance et leur sonorité musicale. Des milliers de gens envahirent les alentours du palais afin de les entendre.»)

Lire la suite

Accédez à l’intégralité de l’édition numérique.

Brass Bulletin 7, I / 1974 pages 65–74

Tout le contenu est protégé par le droit d’auteur © Brass Bulletin 1974–2026

Partager cet article

Facebook LinkedIn
Chargement…

Questions et réponses

Comment fonctionne l’édition numérique

Que contient l’édition numérique ?

L’édition numérique rassemble les articles déjà numérisés sous forme de textes consultables et interrogeables en ligne — et non simplement de scans ou de fichiers PDF — avec leurs illustrations originales, leurs notes, leurs auteurs, les informations sur leur numéro et les traductions disponibles. Les suggestions d’articles connexes comprennent actuellement uniquement ces contenus numérisés.

Les articles numériques sont-ils identiques aux originaux ?

Nous préservons aussi fidèlement que possible le texte original, la langue, les illustrations, les légendes, les notes et le contexte éditorial. La présentation est adaptée à une lecture confortable en ligne, et les erreurs manifestes de transcription ou de numérisation peuvent être corrigées. Le contenu et le caractère de l’article publié restent inchangés.

Quelles langues sont disponibles ?

Brass Bulletin a été publié en anglais, en français et en allemand tout au long de son histoire. Les traductions italiennes et espagnoles ont été ajoutées à partir du numéro 60.

Sur les sites italien et espagnol, les articles des numéros 1 à 59 sont donc affichés en anglais par défaut.

À quelle fréquence de nouveaux articles sont-ils ajoutés ?

De nouveaux articles sont ajoutés presque chaque jour, à raison d’environ un numéro complet numérisé par semaine. Le rythme peut varier en fonction du travail de préparation, de traitement des images et de vérification éditoriale nécessaire.

Pourquoi tous les articles ne sont-ils pas disponibles en ligne ?

La collection complète de Brass Bulletin comprend 1’246 articles publiés entre 1971 et 2003. L’index complet est déjà disponible en ligne et permet de découvrir tous les articles de la collection, y compris ceux dont le texte intégral n’a pas encore été numérisé.

La numérisation a commencé en février 2026. Chaque article est soigneusement préparé pour la lecture en ligne, vérifié et relié à son numéro, à ses auteurs, à ses sujets et à ses illustrations. Au rythme actuel de numérisation, l’intégralité de la collection devrait être disponible en ligne d’ici février 2028.

Pourquoi certaines références mentionnent-elles des articles qui ne sont pas encore disponibles ?

Les références figurant dans les articles originaux sont conservées, même lorsque les contenus auxquels elles renvoient n’ont pas encore été numérisés. Cela permet de préserver l’intégrité historique et éditoriale de la revue. À mesure que de nouveaux numéros sont ajoutés à l’édition numérique, un nombre croissant de ces références mènera à des articles consultables en ligne.

Puis-je suggérer un article ou signaler une erreur de transcription ?

Yes. If there is an article you would particularly like to see digitized, or if you notice a possible transcription error or missing detail, please contact us. Reader feedback helps us improve the Digital Edition and prioritize useful connections within the archive.

Comment puis-je soutenir Brass Bulletin ?

Votre soutien contribue à financer la préparation, la vérification et la publication en ligne de l’intégralité de la collection.

S’abonner à l’Édition numérique

Vous préférez nous soutenir sans vous abonner ?

Faire un don

Rechercher dans Brass Bulletin.