Le trombone dans le Boléro de Ravel
Par Jean Douay
(N.d.I.R. — Quinze années comme premier trombone et une centaine de concerts avec le Boléro au programme donnent une valeur toute particulière aux réflexions que Jean Douay, trombone solo de l’Orchestre national de France, nous livre ici.)
Au cours de sa carrière, le premier trombone d’orchestre est forcément confronté à l’un des soli les plus difficiles du répertoire: le Boléro de Maurice Ravel.
Les chefs d’orchestre n’hésitent pas à le mettre au programme, car c’est une musique brillante, qui s’écoute facilement et qui ne présente aucune difficulté à être dirigée par cœur. Bref, le succès est assuré! Il arrive même qu’en tournée, on le donne comme bis (cf. Bernstein avec l’Orchestre national de France).
En analysant les multiples interprétations qui en ont été données, on peut faire les remarques suivantes:
Avec Pierre Dervaux, l’œuvre dure 19 minutes, tandis qu’avec Paul Paray elle est terminée en 14 minutes. Entre ces extrêmes s’intercalent les tempi raisonnables de chefs comme Bernstein, Martinon, Karajan, etc. Voilà pour le tempo d’exécution.
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