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Les cuivres en Europe: impressions d'un trompettiste américain
L’Europe a toujours fasciné les musiciens américains. Le stage en Europe est encore une étape importante dans le plan d’étude global. Les cercles professionnels du monde de la musique américain développent ce prestige en invitant force chefs étrangers et, dans une plus faible mesure, des solistes. C’est à cause de cette aura magique que je décidai de passer mes 8 mois sabbatiques (NdlR : congé accordé tous les 7 ans environ aux professeurs américains pour voyager) en Europe, la tête bourrée de projets mirifiques.
Après avoir péniblement trouvé un gîte pour ma famille, je me suis mis à la recherche de ce monde du cuivre européen, afin de découvrir s’il était vraiment si merveilleux et, si c’était le cas, ce qu’il avait tellement de plus que le monde du cuivre américain.
Il y avait 3 secteurs que je désirais observer de plus près :
- la musique de cuivres à l’église
- la musique de cuivres chez les amateurs
- le monde des musiciens de cuivres professionnels
Chaque secteur a son équivalent aux États-Unis. Dès lors, ma préoccupation principale consistait à établir une comparaison objective entre les qualités et les défauts de chaque camp.
Je commençai par la musique de cuivres à l’église. Dès l’abord, je dois avouer avoir été un peu décontenancé. Non pas tant par le contexte dans lequel elle se manifeste, mais bien plutôt par les capacités des musiciens de ces groupes instrumentaux. Honnêtement, je dois reconnaître que j’ai entendu le meilleur et le pire, mais surtout le pire…
Le niveau des groupes de Stuttgart et de Worms est exceptionnellement élevé, mais la plupart de ces petits ensembles d’église sont d’une extrême médiocrité. Cette constatation était d’autant plus surprenante que les «Posaunenchöre» allemands jouissent d’une très grande estime en Amérique.
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